21 mai 2007
La guerre des poils
Chaque soir je m'offre un peu de temps pour divaguer au hasard de la toile, c'est comme entrée dans un monde gigantesque où chaque habitant est inter-connecté les uns avec les autres pour le meilleur et surtout pour le pire. Pour le rire, il y a ces deux associations le Mouvement International pour une Écologie Libidinale (M.I.E.L.) et le Mouvement Pour un Parti Matriarcal (MP1PM), ces 2 mouvements assez obscurs de type sectaire, lancent comme chaque année l'opération "Un été sans épilation". et comme tous les été, elles livrent bataille contre l'ESB, quézaco?(l'épilation sous les bras).
Je vous livre quelques morceaux choisis de leurs arguments, vous allez voir c'est implacable, après ça mesdames vous ne verrez plus vos poils de la même manière (www.ecologielibidinale.org/fr/miel-etesansepilation-fr.htm) :
"Certains disent que des aisselles poilues puent. (Il y a certainement aussi le fait que les Français ayant la réputation d'être sales, c'est une des raisons explicatives possibles au fait que la France est le pays où les femmes s'épilent le plus au monde sous les bras). Alors, il faut en conclure que les hommes puent, car rares sont les hommes qui s'épilent. De plus c'est la peau qui produit sueur et odeur, et non ces malheureux poils."
"Pourquoi les poils sous les aisselles des femmes (et sur les jambes, les bras...) seraient-ils moches aujourd'hui alors qu'ils ne l'étaient pas il y a vingt ans ? Comment et pourquoi cette idée s'est-elle répandue dans la population ? De fait il s'agit d'un véritable conditionnement, un bourrage de crâne. Cette idée est martelée, explicitement ou non, par les médias : magazines féminins, publicité... Pour les raisons économiques."
"(...) il est indéniable que les poils sous les bras sont un élément de la personnalité au même titre que la chevelure. Leurs diversités et variétés sont aussi nombreuses que pour les cheveux. Leurs suppression sont révélatrice de la volonté d'uniformisation de la mondialisation. Suivisme et Uniformisation sont les 2 bracelets de menotte de notre esclavage."
"L'ESB est probablement d'origine égyptienne pharaonique vers 3 000 av. JC. C'est vers cette date qu'est inventée la guerre (par les cavaliers nomades aryens –qu’est-ce qu’ils foutent en Egypte, ceux là? NDLR- descendant des steppes d'Asie centrale et pour s'en défendre apparaît à ce moment les fortifications autour des villes). Ceci eut pour résultat l'émergence de la première classe dominante exclusivement masculine : celle des guerriers. Conséquence : transformation de la classe non dominante et mixte des chamans en une seconde classe dominante exclusivement masculine : celle des prêtres. Face aux barbares poilus, le poil est prohibé comme on peut le voir sur les fresques égyptiennes. Même les prêtres se rasent le crâne. En Mésopotamie, il n'en est rien comme l'illustre les bas-reliefs assyriens, babyloniens et perses . Ne parlons même pas des hittites qui sont aryens comme les perses. C'est donc certainement à Moïse ('Prince d'Égypte' qui a emprunté beaucoup de choses à l'Égypte dont le dieu unique lui-même emprunté par les égyptiens aux nubiens) que l'on doit d'avoir exporté cette mode vers l'Est –ben j’croyais que la mode, elle était venue avec les indo-européens, donc de l’est a priori, reNDLR-, et d'être ainsi à l'origine de cette tradition juive et musulmane."
"L'épilation est un domaine sur lequel il existe un consensus apparent : une illusion de consensus (car celles qui ne sont pas d'accord n'osent pas faire entendre leur voix) : donc faire son « coming out » brisera l'apparence de consensus ; c'est un domaine où règne la propagande et la pensée unique (c'est à dire l'absence de pensée) ; ce sujet permet de décliner les théories de la psychologie sociale et de la psychanalyse politique Reichienne (qui pourraient paraître à certains abstraites) en quelque chose de concret et qui concerne la majorité des gens dans leur quotidien."
"Attention à vous les hommes ! La propagande épilatoire cherche à conquérir de nouvelles parts de marché : vous êtes leur nouveau coeur de cible."
"Nous ne pensons pas que la cause féministe puisse être beaucoup soutenue par les femmes qui n'ont à l'esprit que leur régime minceur ou leur épilation-maillot et dont la seule lecture est leur magazine féminin."
"Une féministe qui s'épile (ou se rase) par conformisme (pour ne pas se aire remarquer ou en raison de contraintes professionnelles par exemple), se retrouve dans une situation de contradiction interne (opposition entre ses convictions et ses actes). Cette situation psychiquement inconfortable, la 'dissonance') peut être réduite par différentes stratégies. La plus utilisée dans ce cas (acte répétitif) est le changement d'attitude. C'est à dire que notre féministe va progressivement abandonner ses idées féministes."
"Épilation du maillot = épilation cache-sexe ! A quoi sert un maillot de bain ? Pas à mieux flotter... Le maillot est purement et simplement destiné à cacher le sexe, parce que vous comprenez 'si un enfant voyait cela, Oh mon Dieu !' (...). Or si des poils pubiens dépassent ils évoquent ce sexe qui est caché. C'est à notre avis la raison principale de l'épilation ou du rasage des poils qui dépassent, plus que les raisons esthétiques qui sont invoquées. D'ailleurs cela n'est pas sans appeler l'interdiction de montrer des poils pubiens dans les films qui sont distribués au Japon."
"Les hommes se rasent bien la barbe... D'abord tous les hommes ne le font pas en permanence. Il y a des barbus et des moustachus et cela ne choque personne. De plus cela fait des millénaires que les hommes se coupent la barbe tandis que la 'mode' du rasage et de l'épilation systématique pour les femmes ne date que de quelques décennies -euh, et les aryens, et les égyptiens, qu’est-ce qu’ils deviennent là-dedans? rereNDLR- ! On ne peut donc pas dire que cela va de soi. On s'en prend toujours aux femmes, et les hommes alors ! Bien sûr les hommes ne sont pas plus résistants que les femmes à l'intoxication publicitaire. D'ailleurs l'offensive épilatoire commence à s'intéresser à eux aussi et avec succès !"
Seul contre un
Je n'ai pas trop la tête à parler politique en ce moment, est-ce la pression qui redescent inévitablement après des mois d'activismes improductifs ? les échéances des législatives arrivent à vue, et je ne sais pas quoi dire...je vois ce pauvre François Holland partir seul au front, déclarant à qui veut encore l'écouter que la question n'est plus de savoir si la gauche peut obtenir une majorité à l'assemblée, mais combien de députés le parti socialiste peut espérer sauver. Faute d'accord, les Verts, et le parti communiste vont en ordres dispersés à la bataille, les radicaux souhaitent sortir de leur alliance avec le ps. C'est à un raz de marée bleu qui nous est promis, le pari de Nicolas Sarkozy est en passe d'être réaliser, conquérir le pouvoir absolue. Il prévoit d'avancer les dates des municipales pour profiter de la dynamique acquise.
L'état de la gauche est en ruine, incapable de parler vrai, miner par les guerres intestines, malade sur ses valeurs traditionelles, comme le travail, ou l'Europe, tétaniser et archaïque sur les sujets de la sécurité, de l'immigration, ou de la famille ; mais paradoxalement, comme la nature a horreur du vide ; nous pouvons nous attendre qu'un grand mouvement naisse sur les décombres des batailles perdues. Et biensûr comme à chaque fois à gauche le changement est venu d'un homme ou d'une femme providentielle, image tutélaire où toutes les forces progressistes se rassemblent pour accepter le pouvoir.
Mais qui ?







